Après une interview accordée aux journalistes, lors de laquelle l’archevêque métropolitain de Kinshasa, le cardinal Fridolin AMBONGO, estime que la RDC a fait un pas en arrière avec la levée du moratoire sur la peine de mort et qu'il ne souhaiterait pas que l’on profite d’une notion floue de traîtres pour régler des comptes sur le plan politique.
Les réseaux sociaux s'enflamment après la publication du circulaire n°002/MME/CAB/ ME/MIN/J&GS/2024 du 13 mars 2024 relative à la levée du moratoire par la Ministre d'Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Mme Rose MUTOMBO dont l'espionnage, la trahison, l'association des malfaiteurs, la participation à un mouvement insurrectionnel, crime de guerre, crimes contre l'humanité, crimes de génocide, désertion à l'ennemi, complot militaire, rébellion, refus d'obéissance de marcher contre l'ennemi,... constituent des infractions qui conduiront un individu à la peine de mort.
Pour Me Maurice KALE NZONGELE, Professeur à la Faculté de Droit de l'Université de Kisangani et Avocat de profession au barreau de la Tshopo, voit un danger qui guette à l'horizon et qui finira par rattraper plus tard les concepteurs de ce moratoire.
Ce savant de la science juridique estime qu'avec une justice sous l'ordre de la politique, lever un moratoire ressemble fortement à planifier des assassinats politiques ou des homicides volontaires pour obtenir la terreur et le silence des voix dissonantes, a-t-il déclaré.
La réaction de Me Maurice KALE NZONGELE, qui fait réfléchir beaucoup d'autres juristes, rejoint celle du Cardinal Fridolin AMBONGO ; malheureusement, les communs de mortels ne comprennent pas vraiment de quoi il s'agit. Quand cette peine touchera une grande personnalité, ce sera le début d'une nouvelle ère dans notre pays.
Médard BUNA DECHUVI

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